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Salle de sport : "Quand on veut tuer son chien..."

  • Par Serge
  • Le 20/12/2016
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Ainsi donc, j’ai pu lire sur la page Facebook du maire que mon intervention en Conseil Municipal du 14 décembre 2016 sur le projet de la « salle de sport » avait été « d’une rare violence »…

Il lui faut raison garder ! Il faut que notre maire s’habitue aux joutes verbales du débat démocratique auxquelles il sera quotidiennement confronté lorsqu’il sera député à l’Assemblée Nationale… Dans une démocratie, le rôle de l’opposition c’est bien d’apporter la contradiction voire la lumière, quand c’est nécessaire. Et là, c’était bien évidemment nécessaire !

Indigné, j’ai juste mis le doigt là où ça faisait mal ! Je me suis insurgé (comment ne pas le faire ?) contre les multiples et déplorables atermoiements administratifs générés par le non-respect par le maire des codes forestier et de l’urbanisme. Tant et si bien que les porteurs de projet (deux jeunes entrepreneurs locaux volontaires) auront fini par se décourager et jeté l’éponge après presque 2 ans « d’instruction » de leur projet par le maire…

Il s’agit d’une affaire complexe, aussi je ne rentrerai pas ici dans tous les détails (dont j’ai tous les éléments de preuve à la disposition de qui me demandera) et ne me concentrerai donc que sur l’essentiel :

Pourquoi le maire a-t-il tant insisté pour que ce soit l’acheteur qui fasse la demande (obligatoire) d’autorisation de défrichement de la parcelle à la préfecture, en lieu et place de la commune encore propriétaire, comme elle aurait dû le faire ? Peut-être pour éviter une étude d’impact environnemental ? Pour échapper aux compensations de replantations obligatoires ? Ou pour privilégier un autre projet ? Bilan : un rejet de la préfecture et sept mois de perdus pour finalement faire semblant de suivre en novembre 2016 les conseils avisés du géomètre donnés dès février…

MAIS SURTOUT : Comment le maire a-t-il pu, au mépris du code forestier et du code de l’urbanisme, accorder un permis de construire sans qu’il y ait dans le dossier ni acte de propriété formalisé a minima, ni SURTOUT d’autorisation préfectorale de défrichement de la parcelle pourtant OBLIGATOIRE ?

Enfin, pourquoi avoir porté l’estocade à ce projet dès cet été en lui opposant, discrètement, une obstruction administrative honteuse de plusieurs mois qui n’avait pour but que de décourager les porteurs de projet ?

Pourquoi n’avoir JAMAIS eu le COURAGE de dire clairement en face à ces deux jeunes entrepreneurs locaux qu’il ne voulait plus de leur projet dont il avait pourtant signé le permis de construire en avril 2016, en les laissant continuer à « rêver » à une entreprise « torpillée » à l’avance ?

Pourquoi s’être gardé de leur avouer qu’il préférait désormais un projet concurrent qu’il avait sous le coude depuis longtemps ? Pourquoi avoir préféré faire croire à tout le monde que ce sont eux qui ne voulaient plus le réaliser ?

Comme dit le proverbe : « Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage ! ».

On ne gère pas une commune au mépris des règles de droit et, a fortiori, en traitant des jeunes entrepreneurs volontaires de cette façon ! Une parole est une parole, surtout quand on est maire !

Alors oui, j’étais indigné... et je le suis toujours !

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 Serge BAREYT

 Conseiller municipal d'opposition


  

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